Infirmière au bloc opératoire à la Clinique Saint-Luc Bouge, Caroline Voué apprécie ce travail interdisciplinaire : « Chacun possède sa propre fonction, on travaille en collaboration avec tout le monde. Au quotidien, nous accomplissons nos tâches individuelles et en même temps interagissons avec les infirmières, les médecins et les autres membres de l’équipe. »
Dans ce métier qu’elle effectue à la Clinique Saint-Luc Bouge depuis sept ans (dont trois ans au bloc opératoire), la formation continue est importante : « Au moment de mes études, je me trouvais encore dans le régime des 3 ans pour devenir infirmière. Par la suite, j’ai accompli une spécialisation pour entrer dans les services des urgences. »
Au quotidien, les infirmières s’investissent dans une répartition des tâches bien précises : « Au bloc opératoire, deux postes d’infirmières ont des actes distincts : le poste qu’on appelle “circulant” où l’on va s’occuper principalement du patient : l’accueillir du début à la fin de son intervention jusqu’en salle de réveil. Parallèlement, d’autres infirmières “instrumentistes” gèrent le matériel de la préparation de l’opération, et puis vont assister le chirurgien en lui passant les instruments durant l’intervention. Par après, elles vont préparer le matériel pour l’intervention suivante. »
Infirmière au bloc opératoire : actes techniques et curiosité
Ces métiers demandent une flexibilité horaire : « Nous réalisons des pauses à horaire décalé : matin ou soir. Au bloc opératoire, nous ne travaillons pas de nuit en présentiel à l’hôpital. Par contre, nous sommes de gardes rappelables depuis chez nous s’il y a une urgence. Nous travaillons du lundi au vendredi non-stop contrairement à d’autres équipes d’infirmières qui peuvent avoir des récupérations pendant la semaine mais qui travaillent le week-end. Nous faisons plus ou moins un week-end toutes les 6 semaines pour les gardes. »
Le contact humain avec le patient est très important : « C’est intense et plutôt court. Nous les accueillons dans un moment très stressant pour eux. On essaie de les apaiser au maximum, de détendre l’atmosphère et puis, avec l’anesthésie, ils s’endorment. »
Caroline s’est investie dans ce métier parce qu’elle s’intéressait : « … aux patients et aux actes techniques pour bien comprendre “le pourquoi du comment”. Nous avons la chance d’avoir de belles responsabilités dans notre métier au bloc opératoire. Je travaille en orthopédie majoritairement. Dans ce service par exemple, nous pouvons améliorer la qualité de vie de quelqu’un en lui mettant une prothèse etc. »
Elle adore son métier et n’hésite pas à dire aux infirmières actuellement en formation ou aux futurs étudiants : « Avec de la volonté et du travail tout est possible ! Et de la curiosité évidemment… »