Depuis janvier, l’unité de prise en charge des troubles du sommeil de la Clinique Saint-Luc Bouge a augmenté son nombre de lits d’enregistrement de 7 à 9, ce qui permet d’encore mieux répondre à la demande sans cesse croissante de prises en charge diagnostiques et thérapeutiques de patients présentant des problèmes de sommeil, comme l’indique le Dr Richard Frognier, pneumologue, somnologue et responsable de l’Unité du sommeil à la Clinique Saint-Luc à Bouge.

A une époque où le stress est omniprésent, les troubles du sommeil sont un phénomène qui ne fait que croître. Aujourd’hui, on estime que 30% de la population souffrent de problèmes chroniques de sommeil. Partout dans le pays, les listes d’attente pour des examens polysomnographiques s’allongent. « A la Clinique Saint-Luc Bouge, nos sept lits de polysomnographie étaient occupés chaque nuit et les listes d’attente commençaient à s’allonger aussi. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’augmenter notre nombre de lits pour passer de 7 à 9 », rapporte le Dr Frognier.

« Désormais, ce sont les neuf lits qui tournent à plein régime. Si l’on y ajoute les enregistrements réalisés au domicile des patients, on dépasse les 60 enregistrements par semaine. Grâce à cette augmentation de capacité, nous sommes en mesure de vous proposer un examen polysomnographique pour votre patient dans les six à huit semaines, ce qui est un délai très court quand on le compare à ceux proposés dans de nombreux autres établissements », se félicite le somnologue.

Une unité de prise en charge des troubles du sommeil multidisciplinaire

Le service de prise en charge des troubles du sommeil de la Clinique Saint-Luc Bouge accueille les patients dès 15 ans souffrant de troubles du sommeil, quelle qu’en soit leur cause. En effet, la Clinique a à sa disposition une équipe multidisciplinaire capable de prendre en charge l’ensemble des pathologies de sommeil.

C’est précisément sur cette multidisciplinarité que s’est développée et continue à se développer l’unité. « Du lundi au vendredi, nous travaillons avec une équipe de somnologie multidisciplinaire (médecins, psychologues, infirmières, kiné …). Le week-end est plutôt réservé à des enregistrements administratifs pour obtenir notamment certaines autorisations de traitement », détaille le Dr Frognier.

Et d’ajouter : « Nous voyons les patients en consultation pré-polysomnographie à chaque fois que cela s’avère possible afin de préciser leurs problèmes de sommeil et d’avoir déjà une idée diagnostique avant de prescrire éventuellement un examen spécifique de sommeil (polysomnographique ou autre). Le lendemain de l’examen, vers 10h, les résultats des examens réalisés la nuit sont discutés en équipe, puis nous nous rendons auprès du patient pour lui communiquer les résultats et proposer une prise en charge adaptée. »

Collaboration renforcée avec la première ligne

Dans les troubles du sommeil comme dans de nombreuses autres pathologies, la collaboration avec la première ligne est capitale. C’est pourquoi la Clinique Saint-Luc Bouge soigne aussi tout particulièrement cette collaboration.

« L’an dernier, une de nos collaboratrices a participé à un projet pilote de l’INAMI de formation des soignants de première ligne (médecins généralistes, psychologues, kiné). Ce projet s’inscrivait dans la volonté du gouvernement de donner plus d’accès à la prise en charge des troubles du sommeil en première ligne. Nous sommes convaincus de l’importance d’une bonne formation des médecins généralistes, d’autant plus qu’une partie des examens de polysomnographie se fera prochainement au domicile des patients. Une bonne collaboration entre médecins généralistes toujours plus sensibilisés aux problèmes de sommeil et médecins spécialistes est certainement la clé pour prévenir et faire face à ce tsunami de troubles du sommeil », conclut le Dr Frognier.

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