Pour améliorer l’expérience des patients et fluidifier les processus internes, la Clinique Saint-Luc Bouge a entamé un vaste chantier de révision de son modèle d’hospitalisation, impactant, dans un premier temps, les unités de chirurgie. Explications.

Pour mieux accompagner les patients, et ce à chaque étape de son hospitalisation, la Clinique Saint-Luc Bouge a initié une révision complète de son modèle d’hospitalisation en chirurgie. Un projet novateur qui s’inscrit dans une tendance traversant tout le secteur hospitalier : optimaliser la durée de séjour, en veillant à une qualité des soins tout au long du parcours du patient (pré-per et post hospitalisation). Cette transformation s’articule autour de trois grands piliers : la mise en place d’une cellule de préadmission, d’un « circuit court chirurgical » et de la RRAC, la Récupération Rapide Après Chirurgie.

La cellule de préadmission

L’idée est simple mais ambitieuse : dès la fin de sa consultation avec le chirurgien, le patient est orienté vers cette cellule, où il recevra un accompagnement administratif et infirmier complet. Concrètement, le personnel soignant et administratif y effectuera les examens préopératoires nécessaires (prise de sang, électrocardiogramme…), une préparation du dossier infirmier et les démarches administratives liées à l’intervention et à l’hospitalisation (informations sur le type de chambre, les modalités de facturation…).

Cette étape vise à réduire le stress, en anticipant les formalités, en informant le patient et en lui offrant déjà un premier contact au sein de la clinique. Tout y sera fait pour que, lorsque le patient reviendra pour son hospitalisation, le temps consacré à la gestion de son entrée soit diminué. « Toute personne qui doit être opérée se pose mille et une questions et est soumise à un stress énorme. Elle ne sait pas toujours vers qui se tourner », souligne Carole Moureaux, directrice adjointe du département infirmier paramédical et services associés. « Cette cellule offrira un espace où le patient pourra poser toutes ses questions et ainsi réduire son stress. Elle permettra également d’optimiser la planification des entrées : l’admission des patients se fera au plus proche de l’heure opératoire, ce qui tendra également à faire baisser le niveau de stress. » Actuellement encore en cours de développement, la cellule de préadmission devrait être active prochainement.

Le circuit court chirurgical

En attendant l’activation de la cellule de préadmission, la Clinique Saint-Luc Bouge a d’ores et déjà mis en œuvre le circuit court chirurgical, aussi appelé « marche en avant ». « Les patients qui doivent se faire opérer sont accueillis dans une unité dédiée où ils sont préparés selon des protocoles standardisés », explique Pauline Antoine, chargée de projet. « Ils attendent ensuite dans un espace prévu à cet effet, avant d’être conduits au bloc opératoire, généralement en chaise roulante pour des raisons de sécurité. Après l’intervention, ils rejoignent directement leur unité de soins spécialisée, sans bloquer inutilement un lit en amont. Cette organisation permet de désengorger les unités, d’optimiser les admissions et surtout de limiter les retards au bloc opératoire », conclut Pauline Antoine.

La Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC)

À ce circuit court chirurgical s’ajoute la Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC). Ce programme, déjà actif en chirurgie cardiaque et orthopédique, repose sur un suivi personnalisé du patient coordonné par une infirmière référente, de l’entrée à la sortie… et même en pré et post hospitalisation. L’approche a un double objectif : réduire les complications post-opératoires et favoriser une récupération plus rapide et plus autonome. Déjà avant l’opération, les patients entament une préparation physique (exercices respiratoires, renforcement musculaire…). Après l’intervention, ils sont rapidement mobilisés et quittent plus tôt les unités de soins intensifs si un passage le nécessite, tout en bénéficiant d’un suivi personnalisé.

Une transformation nécessaire et durable

Ces mesures ne concernent actuellement que la chirurgie programmée et la cardiologie interventionnelle, mais la clinique n’exclut pas d’étendre ce modèle à d’autres secteurs à plus long terme.

Quels avantages pour le patient ?

  • Moins de stress avant l’opération : grâce à la cellule de préadmission, le patient connaîtra déjà une partie de l’équipe, ses démarches seront anticipées et il aura réponse à ses questions avant l’hospitalisation.

  • Accueil standardisé et rapide : le jour J, le patient est préparé sans attente excessive, au plus près de son heure d’intervention.

  • Réduction du risque de complications : une hospitalisation plus courte signifie moins de risques infectieux ou de problèmes liés à l’immobilité prolongée.

  • Personne de référence : grâce à la RRAC, chaque patient dispose d’un coordinateur infirmier qui le suit avant, pendant et après son séjour toujours en collaboration avec son médecin référent.

  • Meilleure organisation générale : pour le patient, cela se traduit par une expérience plus fluide, plus humaine, moins formelle et administrative.

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