Proposée à la Clinique Saint-Luc Bouge depuis 2024, la technique de liposuccion VASER (Vibration Amplification of Sound Energy at Resonance) représente une évolution majeure de la liposuccion.

Longtemps considérée comme une intervention purement esthétique, la liposuccion a connu ces dernières années des avancées technologiques importantes. Parmi celles-ci, la VASER se distingue comme une méthode innovante, plus respectueuse des tissus et offrant une récupération plus rapide pour les patients.

Comme l’explique le Dr Adriano-Valerio Schettini, chirurgien plastique à la Clinique Saint-Luc Bouge, cette technologie apporte des avantages tant pour les patients que pour les structures hospitalières qui l’intègrent à leur offre de soins.

Une liposuccion par ultrasons pour plus de précision

La technique VASER repose sur l’utilisation d’ultrasons de troisième génération et se déroule en trois étapes.

Le chirurgien injecte d’abord une solution saline afin de créer un milieu favorable à la propagation des ultrasons, tout en protégeant les tissus contre le réchauffement. Il délivre ensuite les ultrasons, qui provoquent l’éclatement de microbulles d’air présentes dans le liquide, transformant la graisse en une émulsion homogène. Enfin, cette graisse est aspirée, soit de manière classique, soit via un système mécanique assisté.

Contrairement à la liposuccion dite « classique », qui retire mécaniquement un tissu graisseux dense, la VASER agit en amont. Elle permet de séparer les cellules graisseuses des tissus environnants avant leur extraction.

« Grâce à l’émission contrôlée d’ultrasons, la graisse est dissociée de sa charpente fibro-vasculaire, tout en préservant les vaisseaux sanguins, les nerfs, le réseau lymphatique et le tissu conjonctif », explique le Dr Adriano-Valerio Schettini. « Cette approche sélective permet de traiter efficacement la graisse sans traumatiser l’environnement anatomique. »

Le VASER permet ainsi de sculpter le corps en révélant les reliefs musculaires avec un rendu naturel.


Des bénéfices concrets pour le patient

La technique VASER facilite le travail du chirurgien, améliore la précision et réduit le temps opératoire.

Pour le patient, les bénéfices sont nombreux. Le traumatisme chirurgical est nettement diminué. La graisse étant liquéfiée avant son retrait, l’aspiration est plus douce et moins agressive pour les tissus.

Concrètement, cela se traduit par :

  • moins de douleurs post-opératoires

  • une diminution des ecchymoses et des œdèmes

  • un risque réduit de séromes

  • moins d’irrégularités de contour

« La préservation du réseau vasculaire et lymphatique favorise également une cicatrisation plus rapide et une récupération fonctionnelle accélérée », souligne le chirurgien.

Les patients peuvent ainsi reprendre leurs activités quotidiennes plus rapidement qu’après une liposuccion traditionnelle.

Autre avantage important : la qualité de la graisse prélevée. Les cellules graisseuses restant intactes, elles peuvent être réutilisées dans des procédures de lipofilling, notamment pour :

  • des augmentations mammaires

  • des reconstructions

  • des gestes de sculpture corporelle


Une technique utile aussi en pathologie

Au-delà de l’esthétique, la VASER peut également être utilisée dans le traitement de certaines pathologies comme le lipœdème ou le lymphœdème.

Dans ces affections, où le tissu graisseux est pathologique et douloureux, les solutions chirurgicales classiques sont souvent lourdes et agressives. Le caractère doux et sélectif de la VASER permet d’envisager une prise en charge plus respectueuse.

Bien que ces pathologies ne soient pas encore officiellement reconnues pour un remboursement en Belgique, cette technologie représente un espoir concret pour les patients concernés.


Une technique exigeante qui nécessite expertise et sélection des patients

« La liposuccion, même assistée par ultrasons, n’est pas une chirurgie de perte de poids mais une chirurgie de sculpture et la technique VASER n’est pas destinée à tous », rappelle le Dr Adriano-Valerio Schettini.

Elle s’adresse principalement à des patients présentant :

  • un IMC modéré

  • une bonne élasticité cutanée

  • une hygiène de vie saine

Certaines situations constituent des contre-indications, notamment :

  • une obésité importante

  • un diabète mal contrôlé

  • une immunosuppression

  • un tabagisme actif

  • la prise de corticoïdes

  • une mauvaise qualité de peau

Une évaluation rigoureuse est donc indispensable avant toute intervention.

Par ailleurs, l’utilisation de cette technique exige une formation spécifique des équipes et une grande expertise. La maîtrise des réglages ultrasoniques, la connaissance fine de l’anatomie et le respect strict des protocoles sont essentiels pour garantir la sécurité et la qualité des résultats.

« La technique VASER incarne une évolution majeure de la liposuccion », conclut le Dr Schettini. « Plus douce, plus précise et plus respectueuse des tissus, elle offre des bénéfices tangibles pour les patients tout en constituant une réelle valeur ajoutée pour les structures hospitalières. À la croisée de la technologie, de la chirurgie et de l’esthétique, le VASER redéfinit les standards du body contouring moderne. »

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