À la Clinique Saint-Luc Bouge (Namur), le métier de brancardier joue un rôle central dans l’organisation hospitalière. Maud Mathieu, brancardière au sein de l’institution, nous ouvre les portes d’un métier à la fois logistique, technique et profondément humain.

Assurer les déplacements des patients en toute sécurité

Le rôle du brancardier consiste à assurer les déplacements des patients vers leurs examens médicaux, interventions chirurgicales, consultations ou lors de transferts entre les urgences et les différents étages de l’hôpital.

Chaque journée débute à 7h. Téléphone en main, Maud reçoit son planning via un logiciel centralisé qui organise, trace et sécurise les demandes de transport.

« Les transports sont distribués sur notre téléphone via un logiciel qui automatise la distribution en regard des commandes effectuées par les demandeurs c’est-à-dire les infirmiers, les technologues ou les médecins des unités médicotechniques », explique Maud Mathieu. « C’est plus efficace, plus sûr et les patients attendent moins longtemps leur transfert. »

À la Clinique Saint-Luc Bouge, le service de transport des patients effectue entre 250 et 300 transports par jour, répartis entre 16 brancardiers.

Sécurité, identitovigilance et anticipation des besoins

Avant chaque déplacement, plusieurs vérifications sont indispensables :

  • récolte des informations nécessaires,

  • vérification de l’identité du patient,

  • anticipation des besoins spécifiques (oxygène, perfusion, couverture, confort…).

« On ne prend jamais un patient sans poser les bonnes questions. La sécurité et l’identitovigilance sont essentielles », souligne la brancardière.

Cette rigueur garantit un parcours de soins sécurisé, fluide et coordonné au sein de l’hôpital.

Un contact humain précieux dans le parcours hospitalier

Au-delà de la dimension logistique, le métier de brancardier comporte une forte dimension relationnelle.

Pendant ces quelques minutes de trajet, un véritable échange peut se créer :

« Ce laps de temps peut être une parenthèse dans leur hospitalisation. Ils nous partagent des informations qu’ils n’osent parfois pas dire au personnel soignant, certains expriment leurs peurs. Nous sommes là pour les écouter, les rassurer. Un mot, une blague, une écoute attentive… Ce sont de petites choses qui peuvent calmer un patient stressé. »

À la Clinique Saint-Luc Bouge à Namur, cette approche humaine fait partie intégrante de la qualité des soins.

Un maillon essentiel de l’organisation hospitalière

Les brancardiers interviennent dans tous les étages, à l’exception de la réanimation. Leur travail exige une excellente connaissance de l’hôpital et une grande mobilité : minimum 15 kilomètres parcourus par jour.

Chaque jour, un membre de l’équipe assure également une mission spécifique :

  • gestion des demandes urgentes,

  • gestion de la mortuaire (documents officiels, arrivée des pompes funèbres, visites mortuaires, dignité du patient décédé),

  • transport de matériel médical ou de médicaments, notamment vers le bloc opératoire.

Une responsabilité discrète mais capitale dans le bon fonctionnement de l’institution.

« On pense souvent que les brancardiers ne font que pousser des brancards », sourit Maud Mathieu. « Or, c’est un métier bien plus complexe et varié que j’apprécie faire à la Clinique Saint-Luc Bouge : relationnel, logistique, sécuritaire, humain. Nous sommes un maillon essentiel de l’organisation hospitalière. Au sein de nos services, nous participons au bien-être du patient et nous aidons les équipes en relayant nos observations et informations. C’est un métier où l’on se sent utile et où l’on peut développer un contact privilégié avec les patients. »

À travers ces témoignages, la Clinique Saint-Luc Bouge met en lumière un métier souvent discret mais indispensable au bon déroulement du parcours patient à Namur.

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