À la Clinique Saint-Luc Bouge (Namur), les rendez-vous (para)médicaux non honorés représentent une problématique croissante. Ce phénomène, appelé « No Show », impacte directement l’accès aux soins, l’organisation hospitalière et la solidarité entre patients.
Un rendez-vous manqué, une place perdue
De plus en plus de patients ne préviennent pas lorsqu’ils décident ou oublient de ne pas se rendre à leur rendez-vous médical. Adrien Dufour, directeur de la Clinique Saint-Luc Bouge, et le Dr Eric Deflandre, directeur médical, rappellent les conséquences concrètes :
« Le No Show (le fait de ne pas se rendre à un rendez-vous prévu) est anormal d’autant plus qu’aujourd’hui les délais de consultations sont assez longs pour les patients. Cette démarche bloque et perturbe l’offre de soins pour d’autres patients et d’autres familles. Cela provoque une désorganisation des services et amène un impact financier pour l’hôpital. »
Dans un contexte où les délais de consultation peuvent être importants, chaque créneau non honoré est une opportunité perdue pour un autre patient en attente.
Un phénomène en croissance
Selon les dernières enquêtes menées par le SNI (Syndicat Neutre pour Indépendant) en collaboration avec l’UNPLIB (Union Nationale des Professions Libérales et Intellectuelles de Belgique), le taux de rendez-vous non honorés atteindrait aujourd’hui 10 % voire plus selon les spécialités chez les professionnels (para)médicaux (médecins, kinésithérapeutes, psychologues, dentistes…).
À la Clinique Saint-Luc Bouge, les patients sont clairement informés des conditions d’application d’un éventuel dédommagement (affichage en salle d’attente et via les canaux en ligne). Un SMS de rappel est envoyé trois jours avant le rendez-vous, laissant encore la possibilité d’annuler en cas d’empêchement.
Une responsabilisation nécessaire
La Clinique Saint-Luc Bouge a mis en place une mesure claire : « Si le patient ne prend pas le soin d’annuler un rendez-vous 48 h à l’avance, il doit s’acquitter d’un montant de 16 euros. »
Ce montant forfaitaire vise à responsabiliser, non à sanctionner. Adrien Dufour souligne également la dimension éthique : « D’un point de vue éthique, ne pas se rendre à un rendez-vous prévu démontre d’un manque de solidarité entre les patients. Le système de No Show entend responsabiliser le patient afin que les gens respectent leur rendez-vous ou à tout le moins puissent libérer ce rendez-vous dans les délais prévus pour permettre à un autre patient de s’y rendre. C’est de la responsabilité citoyenne. »
Améliorer l’accès aux soins à Namur
Cette démarche s’inscrit dans une réflexion globale d’amélioration de la prise en charge.
La Clinique Saint-Luc Bouge a notamment mis en place :
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des opportunités favorisant un lien étroit avec la première ligne, notamment les médecins généralistes ;
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des prises de rendez-vous plus rapides en cas d’urgence ;
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un système permettant aux généralistes de contacter rapidement la structure hospitalière ;
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une meilleure gestion des rendez-vous semi-urgents.
L’objectif est clair : garantir un accès équitable et fluide aux soins à Namur, dans le respect de chacun.