Depuis quelques mois, un nouveau vent de dynamisme souffle sur le service de Psychiatrie de la Clinique Saint-Luc Bouge, avec un nouveau chef de service, le Dr Jean-Benoit Linsmaux, et toute une série de projets qui entendent offrir des réponses aux nouveaux défis sociétaux.

Une toute nouvelle équipe a en effet repris les rênes du service de Psychiatrie à la Clinique Saint-Luc Bouge. Ce sont désormais trois psychiatres qui sont à la manœuvre pour gérer l’unité de Psychiatrie de 30 lits ainsi que l’activité de consultation. Qui dit nouvelle équipe, dit nouveaux projets, et ils ne manquent pas. En plus du Fast-track en psychiatrie, spécialement conçu pour aider les médecins généralistes à apporter une réponse plus rapide à leurs patients (qui ne sont pas en situation de crise), qui vous a été présenté dans la dernière newsletter, voici différents projets que l’équipe avait à cœur de vous présenter.

Burn-out

« Nous essayons de répondre à la demande sans cesse croissante en santé mentale (qui représente 40% de la demande totale de soins de santé !), et notamment de personnes qui s’écroulent dans un burn-out pour de multiples raisons (surcharge chez les parents solos, problèmes dans la vie professionnelle, …). Dans ce cadre, nous travaillons en collaboration avec SOS Burnout, un projet pilote national qui va être reconduit, qui accompagne les gens en burn-out notamment pour le retour au travail ou la recherche d’un nouveau travail », rapporte le Dr Jean-Benoit Linsmaux.

Pour offrir un suivi à ces personnes qui ont été en situation de burn-out et traitées, des thérapies de groupe artistiques sont désormais proposées aux patients en récupération : « Le but poursuivi est de prévenir les rechutes. Ces thérapies de groupe animées par une psychologue sont destinées aux patients en ambulatoire et sont proposées à raison d’une séance par semaine pendant huit séances », précise le Dr Andrei Constantin Pascariu, psychiatre.

De nouvelles alternatives pour la dépression résistante

Pour les patients atteints de dépression résistante, la Clinique Saint-Luc Bouge propose désormais la stimulation magnétique transcrânienne : « Ce traitement sera unique en Région namuroise. Il s’agit d’une bonne alternative, notamment pour ceux qui ne répondent pas bien au traitement médicamenteux classique. Concrètement, ce sont des cures d’une vingtaine de minutes pendant 10 ou 20 jours, suivies d’une évaluation visant à déterminer si un traitement d’entretien est nécessaire ou non. »

« Prochainement, nous allons mettre en place également un protocole de stimulation pour les problèmes de douleurs chroniques et de Covid long, et ce, en collaboration avec nos collègues internistes », rapporte le Dr Linsmaux.
Toujours pour ce qui est des dépressions résistantes, la Clinique propose désormais aussi un traitement relativement nouveau : l’eskétamine. « Nous faisions partie des hôpitaux pilotes pour ce nouveau traitement commercialisé et nous allons maintenant l’administrer à l’hôpital de jour », commente le chef de service.

Protocole addictions

Au vu des addictions de plus en plus présentes dans la société, la Clinique Saint-Luc Bouge a choisi d’investir dans leur prise en charge et notamment dans le dépistage de consommation de substances via différentes méthodes de testing (éthylotests, tests salivaires et biologies sanguines) afin de garantir un maximum de sécurité pour tous en son sein. Par ailleurs, elle a aussi développé un protocole de sevrage. « En outre, nous proposons une approche adaptée à cette problématique avec notamment des ateliers assuétudes à nos patients durant leur hospitalisation. Nous y travaillons sur les dimensions bio-psycho-sociales des dépendances afin de prendre en charge le patient dans sa globalité plutôt que de focaliser sur une dépendance bien précise », ajoute le Dr Alexandre Bage.

Lutte contre la stigmatisation

En 2026, la stigmatisation est encore beaucoup trop présente en psychiatrie. « En effet, ce sont les patients eux-mêmes qui nous rapportent des situations flagrantes de stigmatisation. C’est sur la base de leurs récits que nous avons décidé de lancer un projet contre la stigmatisation avec des ateliers pour les patients hospitalisés animés par notre éducatrice et notre ergothérapeute, lors desquels ils relatent la façon dont ils ont été stigmatisés par la société. Leurs récits seront traduits dans des œuvres d’art que nous projetons d’exposer fin de l’année, parallèlement à une campagne d’information », indique le Dr Andrei Constantin Pascariu.

Le service de Psychiatrie a bien conscience que les besoins des patients sont en constante évolution et en augmentation. Il met donc tout en œuvre pour apporter des solutions les plus adaptées possibles, et ce, en collaboration avec la première ligne et les structures spécialisées.

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