Après le succès de la première édition du Spring’Food Festival l’an dernier, la Clinique Saint-Luc Bouge remet le couvert cette année le 18 mai. Dans la foulée, voici quelques conseils de Celia Crutzen, diététicienne cheffe de service ad interim à la Clinique Saint-Luc Bouge, pour encourager une alimentation saine et durable auprès de vos patients.
Le Spring’Food Festival de cette année comportera des ateliers autour de quatre thématiques dans le but de pouvoir adopter une alimentation plus durable.
L’équipe de diététiciennes de la Clinique Saint-Luc Bouge informera la population par rapport à une alimentation durable, bonne pour l’environnement, mais aussi bénéfique pour la santé, tout en restant accessible financièrement et en respectant la culture de chacun. « L’idée n’est pas d’imposer des règles fixes comme supprimer la viande, mais plutôt de partir des habitudes de la personne et de voir comment on peut améliorer son alimentation », indique Celia Crutzen.
Dans un premier atelier, l’information passera par des jeux comme une roulette géante avec des quizz, ce qui permettra de lancer la discussion autour de l’alimentation, mais aussi des déchets ou du gaspillage alimentaire par exemple et d’informer sur une alimentation plus vraie (moins transformée), variée et végétale.
La chasse aux aliments ultratransformés
Un deuxième atelier autour du caddie aura pour but de commenter la composition des aliments. « On expliquera comment lire une étiquette et comment détecter les aliments ultratransformés, généralement peu compatibles avec une alimentation locale et durable. Un petit tuyau : si l’étiquette comporte plus de cinq ingrédients ou un ingrédient qu’on ne retrouve pas dans sa cuisine (ex : de l’amidon, du sirop de glucose), il est fort probable qu’il s’agisse d’un aliment ultratransformé », rapporte la diététicienne.
Le Spirng’Food Festival a également pour but de conscientiser la population au gaspillage alimentaire, sachant que le Belge moyen jette pas moins de 70 kg de nourriture par an. Au niveau mondial, le gaspillage alimentaire représente un tiers de ce qui est produit. « A travers un troisième atelier, on demandera aux personnes de piocher trois aliments (ex : restes de pain, de charcuterie, …) et d’inventer des recettes « anti-gaspi ». Un conseil simple à donner est aussi de ne pas cuisiner de trop grandes quantités .»
Réinventer la boîte à tartines
Enfin, le quatrième atelier portera sur la composition d’une boîte à tartines saine et équilibrée. « Ici, notre volonté est d’inciter la population à végétaliser son alimentation en remettant de la couleur dans sa boîte à tartines, en repensant les fruits et les légumes autrement, avec des tartinades à base de légumes, des quiches, des cakes salés, privilégiant ainsi les légumes, les œufs et la volaille plutôt que la viande. Cela permet en même temps de faire des économies en réduisant le budget destiné à la viande et la charcuterie », souligne la diététicienne.
« Idéalement, il faudrait se limiter à 30 grammes de charcuterie ultratransformée par semaine, ce qui équivaut à une demi-tranche de jambon… Cet exemple permet d’ouvrir les yeux sur notre consommation excessive de charcuterie », ajoute Celia Crutzen. « Maintenant, l’idée n’est pas de changer drastiquement les habitudes de chacun mais d’y aller progressivement. Si une personne à l’habitude de manger de la viande et de la charcuterie tous les jours, lui proposer de s’en passer un jour par semaine est déjà un bon premier pas, qui a déjà une influence positive sur son impact environnemental et sur sa santé ».
Enfin, tout comme l’an dernier, l’équipe de diététique de la Clinique Saint-Luc Bouge a aussi concocté un livret de recettes pour une alimentation saine et durable.
Plus d’infos sur le Spring’Food Festival sur : Spring Food Festival – 18.05.2025 – Clinique Saint-Luc Bouge